Communiqué du 22/02/2010

L’irrigation : 15 millions d’économie en 15 ans !

 

 

Beaucoup en sont persuadés : stoppons les prélèvements agricoles sur le bassin de la Boutonne et tous les problèmes disparaîtront, les pêcheurs et les truites reviendront en masse, les Kayakistes et les pédalos s’éclateront tout l’été, voir même pour certains les touristes envahiront nos berges en remontant la Boutonne à bord de barge à fond plat depuis Tonnay-Charente comme le faisait nos aïeuls avec leurs barriques de cognac.

Si tout cela on ne peut que vivement et sincèrement le souhaiter à l’ensemble de notre bassin, il reste néanmoins quelques points préoccupant:

 

Les prélèvements d’irrigation à la fin des années 90 ont été estimés dans le document d’état des lieux du PGE Charente entre 23.39 et 29.24 millions de m3.

Ces dernières années, les prélèvements sont en moyenne d’environ 8 millions de m3, soit une réduction de presque 70 % ! Pour moitié compensée par une meilleure maîtrise des apports, mais pour une moitié, contrainte, avec des pertes de revenu pour les exploitations.

 

Pourtant selon les propos de Mr Fouchier lors de l’Assemblée Générales des pêcheurs angérien au sujet des niveaux d’eau, « en 2009 on a touché le fond ».  Quid des 15 millions de m3 économisés.

 

Alors que les prélèvements agricoles baissent chaque année, les seuils d’alerte sont quant à eux franchis de plus en plus tôt, et l’année dernière en est l’exemple type.

En 2009, le débit de la Boutonne est resté en dessous de son débit de crise (DCR) de début août jusqu’au 16  novembre, sans irrigation  depuis le 31 juillet.

Alors deux solutions, soit les prélèvements ont eu un impact jusqu’à l’arrêt des pompages et on ne peut pas accuser l’irrigation de la situation après (août, septembre, octobre et novembre où les niveaux n’ont pas cessé de baisser), soit l’impact est retardé et on doit s’interroger sur les raisons d’un franchissement si précoce des seuils d’alerte (seuil n°1 franchi en juin pour la 4éme fois en trente ans - 1990;1996;2005) qui ne peut alors pas être imputé aux seules consommations d’origine agricole.

L’irrigation reste une cible facile…

 

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